Le "Troisième ventre" : LA FOLLE PROPOSITION DU « VERT » YVES COCHET |
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| Bulletin d’André Noël – No 2140 Voir aussi
"On touche du doigt l’absurdité
criminelle d’une telle idéologie ... l’homme au service de la
Terre. |
Si les écologistes sont
malthusiens, ceux qui prônent la « décroissance » le sont
encore plus ! Yves Cochet est de ceux-là. Ce n’est pas un
militant écolo de base : ne fut-il pas ministre de
l’environnement sous Jospin, député Vert de Paris ? C’est
aussi un scientifique, un « matheux », chercheur en
mathématiques plus précisément. Si l’on mélange tous ces
ingrédients, au total qu’est-ce que cela donne ? Une
intervention, le 4 avril, au colloque d’ « Entropia,
la revue de la décroissance ». Le mathématicien a déclaré que
ses calculs ont abouti à la conclusion qu’un enfant polluait
et que la pollution engendrée par cette naissance équivalait à
620 trajets Paris-New York en avion ! Faire un bébé est donc
aussi néfaste – a le même « coût écologique », dixit Cochet –
que de faire 620 fois le trajet Paris-New York par la voie des
airs!
Bien entendu, on ne peut qu’être choqué de la comparaison entre l’avion et le petit d’homme, mais dans la terrible logique écologiste, elle est fondée : l’impératif absolu est de protéger la Terre contre ce qui la pollue, de ce point de vue l’homme et la machine se valent. En conséquence, Yves Cochet entend lutter contre la « prolifération » des enfants. Alors que le reste de l’Europe nous envie puisqu’il naît chez nous 2,1 bébés par femme (avec, il est vrai l’apport considérable, vu le nombre d’enfants par foyer, des immigrées), M. Cochet, lui, y voit une catastrophe à laquelle il entend remédier. Comment ? En incitant les femmes à faire « la grève du troisième ventre », autrement dit du troisième enfant ! Il souhaite même une directive européenne sur la question. Mais cette politique de dénatalité peut sans attendre être mise en oeuvre en France, explique- t-il, en inversant l’échelle des allocations familiales qui diminueraient à partir d’un troisième enfant, polluant autant que « surnuméraire ». Il faudrait interroger les têtes de liste écologistes sur la question, Cohn-Bendit et José Bové notamment, pour savoir s’ils font leur cette volonté de limiter les naissances ! Certes, l’enfant pollue comme tout être humain qui absorbe de l’oxygène et rejette du CO2 dans l’atmosphère. Dans la vision écologiste, moins il y aura d’humains, moins il y aura de pollution ; la Terre ne sera plus en proie au réchauffement ; s’il y a moins d’enfants, il y aura davantage de place sur la calotte glaciaire pour les ours blancs, tout aussi pollueurs que les humains mais dont on ne veut pas limiter le nombre mais l’accroître. On touche du doigt l’absurdité criminelle d’une telle idéologie qui inverse le sens de la création ; pour Cochet, la Terre n’est pas au service de l’homme mais l’homme au service de la Terre. Elle seule est sacrée : voilà bien la forme moderne de l’idolâtrie ; on ne sacrifie plus les enfants au dieu Moloch mais à la déesse Terre ! Que périsse l’homme pour que vivent la Terre, les animaux et les végétaux qu’elle porte ! Car c’est bien à cela que cette folle logique aboutit. A cause de sa natalité en chute libre, les démographes prédisent la disparition de l’Allemagne pour… 2080, malgré l’apport des immigrés ! Angela Merkel tente de conjurer cette perspective en pratiquant l’inverse de ce que prône le Vert français : en augmentant les prestations familiales. Certes, dans un premier temps, le sieur Cochet ne préconise que de limiter à deux le nombre d’enfants par famille. Toutefois, n’en doutons pas, l’on ne s’arrêtera pas là : l’enfant unique est pour bientôt ! Voyez ce qui se passe en Chine. L’enfant unique est imposé autoritairement, avec stérilisation et avortement obligatoires. Si par malheur, un jour, les écologistes étaient au pouvoir, peut-on exclure cette terrible perspective ? Que ceux qui s’apprêtent à voter naïvement pour les Verts aux élections européennes, pensant protéger les petits oiseaux et la couche d’ozone, y regardent à deux fois ! P.R. |