Pourquoi soutenir la coalition pour la liberté en éducation ? | |
| Des Voix protestantes* 4 octobre 2007 *regroupement spontané de protestants concernés par les questions sociales au Québec Note : ce texte peut être reproduit en tout ou en partie sur d'autres sites Web ou par imprimé. Nous demandons cependant d'en respecter l'esprit et le propos. GRANDE MARCHE ET RASSEMBLEMENT 11H30 : RASSEMBLEMENT: 13H00 : DÉPART DE LA MARCHE: 13H30 : RASSEMBLEMENT: 13H30 À 15H00 : ANIMATION, CONFÉRENCIERS, PÉTITIONS, MUSIQUE 15H15 : MARCHE JUSQU’AU PARC DE L’AMÉRIQUE FRANÇAISE 16H00 : DÉPART DES AUTOBUS
...son but est de protéger le droit des parents de transmettre les valeurs qu’ils choisissent à leurs enfants. |
Vous avez peut-être appris par les media qu’une coalition s’est formée pour contrer
l’imposition d’un programme d’éthique et de culture religieuse obligatoire de
la 1iére année du primaire jusqu’au Secondaire V, dans toutes les écoles de la provinces
(privées et publiques) dès septembre 2008.
Ce groupe se nomme « coalition pour la liberté en éducation » ou « coalition-clé » et il regroupe des parents de toutes convictions, religieuses ou non, et son but est de protéger le droit des parents de transmettre les valeurs qu’ils choisissent à leurs enfants. Il demande que le cours proposé par le Ministère de l’Éducation et des Loisirs soit plutôt optionnel et que des représentants de différentes convictions puissent contribuer à l’éducation des enfants dans le cadre scolaire selon le choix des parents. Ainsi, par exemple, des représentants protestants pourraient donner de la formation religieuse en milieu scolaire aux enfants des parents qui l’acceptent, des professeurs catholiques pour ceux qui le choisiraient et ainsi de suite. Certaines commissions scolaires permettent actuellement ce fonctionnement aux représentants de différentes idéologies. |
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La position de la « coalition-clé » a été présentée
de façon confuse par les media. On les laisse voir comme une groupe de catholiques
d’arrière-garde qui veulent imposer les cours de catéchèse à tout le monde et qui refusent que
les enfants québécois puissent avoir une « culture religieuse riche et diversifiée ».
En fait, le programme envisagé par le MEQ pour 2008 présente toutes les religions sous des allures équivalentes et les compare à des alternatives politiques ou sociales (communisme, existentialisme, …). Ce programme prétend donner aux jeunes, pendant les 11 années que dureront cette formation obligatoire, les outils pour qu’ils fassent des choix « avertis » en matière religieuse. En fait, on leur explique comment et quoi choisir comme réponses aux questions existentielles ou comme valeurs fondamentales. Des spécialistes qui ont construit ce programme et qui en font l’implantation ont clairement affirmé que si les valeurs des parents entrent en contradiction avec les affirmations du programme obligatoire d’éthique et culture religieuse, l’élève, même au primaire, sera « corrigé ». On lui expliquera donc, peut-être devant ses compagnons, que ses parents ont tort … Est-ce un fonctionnement neutre vis-à-vis des convictions religieuses des citoyens, des parents et de leur famille ? Est-ce que ce programme pourrait être assimilé à une « religion d’État », définie par les spécialistes et les autorités du système éducatif et gouvernemental ? La coalition clé s’inquiète vis-à-vis ces questions et estime que pendant qu’on prétend respecter la liberté de conscience dans l'esprit des Chartes en vigueur, on l’attaque et la détruit dans les faits. | |
| Le Québec compte encore aujourd’hui plus de 90% de citoyens (92% en 2004), choisissant de s’identifier comme chrétiens dans les recensements, alors qu’ils peuvent librement se déclarer athées, agnostiques, sans religion ou d’une autre confession. Ces chiffres sont actuellement confirmés par la Commission Bouchard-Taylor... |
Le Québec compte encore aujourd’hui plus de 90% de citoyens (92% en 2004), choisissant de
s’identifier comme chrétiens dans les recensements, alors qu’ils peuvent librement se
déclarer athées, agnostiques, sans religion ou d’une autre confession. Ces chiffres sont
actuellement confirmés par la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements
raisonnables, qui reconnaît que la variation dans le dernier siècle est faible ou
nulle !
Malgré la décroissance marquée de la participation aux activités religieuses régulières surtout chez les catholiques (84% des québécois), et la perte d’influence sociale du clergé, l’utilisation du mariage religieux, du baptême et des rites mortuaires religieux demeure étonnamment forte. Même si leur comportement n’est pas toujours en accord avec les dogmes et les enseignements de leur foi, les valeurs des québécois demeurent proches des idéaux chrétiens : pardon, justice, équité, tolérance, non-violence, valorisation de la famille, égalité des sexes, des races, refus des classes sociales et des injustices économiques, valorisation et respect de la nature. Une certaine élite prétend que ces valeurs sont fondées sur les acquis de la Révolution Tranquille, du Refus Global ou des Chartes et Déclarations de droits universelles. Pourtant, toutes ces sources de positions morales doivent l’essentiel de leurs assises éthiques ou épistémologiques au christianisme. La valeur de la vie humaine est inexplicable et paradoxale dans un monde matérialiste, sans but et sans cause. La question du suicide demeure entière dans un monde absurde. Le christianisme déclare que le monde à un sens, un créateur et une destinée et que la vie de chacun vaut d’être vécue pleinement, librement et de façon responsable. Toutes les lois et les législations prennent naturellement appui dans une telle vision du monde. |
Va-t-on se faire passer un autre Rabaska ?!On a donc pris soin de canaliser et de limiter l’influence de la population et de sa réaction sur ces décisions qu’elles ne demandaient pas et qui ne réglaient pas les problèmes qui lui semblaient prioritaires.
Video :
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Dans les 15 dernières années on a imposé à la population plusieurs changements
sociaux, politiques et législatifs importants sans son consentement explicite et souvent
malgré son opposition manifeste :
Récemment, à un niveau régional (rive-sud de Québec), le refus de soumettre le projet Rabaska (Port Méthanier) à l’assentiment des citoyens concernés évoque les mêmes malaises. On a donc pris soin de canaliser et de limiter l’influence de la population et de sa réaction sur ces décisions qu’elles ne demandaient pas et qui ne réglaient pas les problèmes qui lui semblaient prioritaires. La Commission Bouchard-Taylor reconnaît que le citoyen québécois est mécontent et méfiant vis-à-vis les élites qui lui ont forcé la main et vis-à-vis le train de changement de cette période récente. Ce programme religieux qu’on veut imposer pendant 11 ans de la vie d’un enfant, camouflé en « enrichissement de sa culture », est un autre épisode typique de contrainte du peuple québécois et d’affront à la démocratie. Ce genre de changement drastique devrait au minimum être soumis à un référendum précédé d’un débat de fond réel (non pas d’une « Commission » de défoulement collectif, sans comptabilisation effective de la volonté populaire). Comme d’habitude, on refuse de respecter la souveraineté du peuple sur cette question et on annonce que, d’accord ou pas, l’État (peu importe qui sera au pouvoir…) ne respectera pas les valeurs choisies par le parent dans le milieu scolaire de son enfant. Un droit fondamental en occident et dans le monde est ignoré ! |
Appel aux protestants québécois |
Comme protestants, nous avons mesuré la détermination des adversaires des valeurs
chrétiennes (judéo-chrétiennes) lors de la bataille pour conserver les écoles publiques
évangéliques à
Québec, Trois-Rivières, Saint-Georges, Victoriaville, Montréal et Gatineau.
Ces écoles coutaient moins cher à l’État, étaient des modèles en termes d’intégration sociale, de lutte au décrochage scolaire et de réussite académique globalement. Au lieu de nous appuyer et de s’inspirer de notre modèle d’école, on l’a détruit. Est-ce qu’il dérangeait en démontrant la pertinence d’un vécu scolaire respectueux des valeurs des parents et de la famille chrétienne ? Nous avons perdu cette bagarre, mais allons-nous quitter le champ de bataille ? On nous avait alors fait la promesse que la loi garantirait au moins le respect des convictions religieuses des parents protestants dans les écoles publiques où on dispersait nos jeunes. Aujourd’hui on rompt cette promesse. Quelles autres promesses seront rompues ? Quelle marge de manœuvre restera-t-il au parent d’ici peu ? Devons-nous abandonner ou affronter cet assaut aux valeurs fondamentales de notre société ? Si c’est à la maison que les convictions religieuses peuvent être transmises, est-ce que l’école à le droit de les détruire au fur et à mesure durant les années les plus importantes pour la formation et le développement social de nos enfants ? Sur le plan démocratique, nous croyons que la coalition-clé à raison de demander que le programme du ministère soit optionnel et que des enseignements correspondants aux valeurs choisies par les parents pour leurs enfants puissent être donnés en milieu scolaire. APPUYONS LA COALITION POUR LA LIBERTÉ EN ÉDUCATION. PARTICIPONS À LA MARCHE DU 20 OCTOBRE PROCHAIN À QUÉBEC. C’est une question de respect de la famille, de respect de l’enfant et de ses parents. C’est une question de démocratie et de liberté de conscience. C’est une question de liberté « Vous connaîtrez la Vérité, et la Vérité vous rendra libre ! » Jean 8 :32 Visitez le site de la coalition pour vous tenir au courant : www.coalition-cle.org |