Comment va notre économie

Par B. D. Fédérer
Pour Libre Expression Québec
29 octobre 2008

 

 

On nous lance des chiffres mais où sont les points de comparaison légitimes ? 

 

 

On peut évidemment se lancer dans des analyses plus ou moins savantes ou plus ou moins avisées.  On fera venir les "experts de service" pour nous aider à savoir si "on a vraiment mal quelque part".

Sommes-nous en récession ?

L'économie est-elle en crise ?

S'il y a une chose que je sais c'est que la prospérité économique est basée sur la confiance.  La confiance des consommateurs qui se procurent des biens en supposant un avenir "raisonnablement serein" ou au moins prévisible.  C'est ce qui fera tourner les usines, c'est ce qui aidera les vendeurs et revendeurs à se faire une commission ou un profit, c'est ce qui mettra du pain sur la planche des compagnies de transport.  Aussi la confiance des prêteurs qui se "risqueront" à prêter leur argent dans des conditions raisonnables, sur un optimisme défendable et un pragmatisme calme et éclairé.

Et si quelque chose peut miner la confiance et provoquer la panique, c'est justement le traitement que l'on fait de l'information ...

Une consommation effrénée et déraisonnable, soutenue par un crédit hystérique, bien sûr que ça engendre  des lendemains sombres.  Mais on peut aussi se rassurer quand on voit que des secteurs importants de l'économie, de la production industrielle, accusent le coup et ont une bonne chance de le supporter.

CRISE ... de NERFS, oui !

 

On parle de crise, mais on a perdu nos repères.

 

 

Une des grandes compagnies financières impliquées dans la tourmente, AIG, a été présentée comme la preuve que tout va vraiment mal. 

Si certaines de ses consœurs étaient absolument insolvables, AIG, avec plus d'un trillion en capital, pouvait largement garantir son besoin momentané de liquidités pour 50 milliards.  Ce trou budgétaire, créé dans les dernières années par des pratiques décriées d'ailleurs, demeure une démonstration de mauvaise gestion, à l'image des problèmes actuels.  Mais en regard des possessions et des acquis de AIG, il aurait été indéfendable de lancer la serviette.

Ceci nous amène à souligner qu'on nous jette des chiffres à la figure, sans cesse depuis près de 2 ans, affirmant qu'une grave crise financière est en cours.  On nous lance des chiffres mais où sont les points de comparaison légitimes ? 

Le Dow Jones a eu son sommet historique en octobre 2007, en plein "marasme" supposé, atteignant 14 000 points.  L'administration Bush a ramassé une économie qui se dégonflait suite à l'explosion de la "bulle techno", des attentes chimériques et injustifiées que l'administration Clinton/ Gore avaient nourries.   Le Dow Jones se trainait en 1996 à moins de 6000 mais on ne parlait pas de crise économique : les Démocrates recevaient leur second mandat à la  la maison Blanche...

Pour ce qui est de l'emploi, aux États-Unis on aurait un chômage de l'ordre de 6% dans une "crise" qu'on veut comparer au crash de 1929, ...qui a vu un chômage de 30 % et des conditions de vie impensables pour notre génération

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On parle de crise, mais on a perdu nos repères. 

A : Bush-Cheney prennent la maison Blanche; B : Attaque du 11 septembre 2001; C: Renversement de Saddam Hussein (Irak); D : Les média commencent à parler de "crise économique"; E: Sommet historique du Dow Jones; F: Surprises dans les "primaries" (la victoire d'Hillary Clinton mise en doute, Romney, Giuliani semblent en danger, Obama et Huckabee McCain sortent de nulle part); G: Confirmation de Obama comme candidat démocrate.

 

L'Économie canadienne

Voir aussi

 

 

L'Économie canadienne est dépendante de celle des États-Unis, évidemment.  Elle pourrait subir, et subit déjà, des contrecoups du bourbier dans les prêts à haut risque des banques américaines.  Cependant, il semble déraisonnable et désinformant de parler de crise, ...à moins qu'on veuille en PROVOQUER une à tout prix.

Et voilà, puisque le conflit en Irak semblait montrer des signes encourageants, il fallait bien que les Démocrates puissent prétendre avoir la solution à un problème...

Comme on l'a dit récemment, est-ce que les analyses et les sondages diffusés par les média servent à comprendre la situation ou à la manipuler ?

Il semble clair, que le climat social influence grandement l'économie.  Alors comment prétendre que les médias et d'autres institutions ne sont pas en train de modeler le climat social ...?!

Question de prendre du recul, nous vous proposons les commentaires sur l'économie actuelle de quelqu'un qui a connu le crash de '29. 

Savoureux !