Madame la ministre, les Quebecois meritent d'etre felicites pour leur vivre-ensemble. | |
| Antoine Malek Président de I'Association de la communauté copte orthodoxe du Grand Montréal Extrait de FAMILLE QUÉBEC*, Mai 2008
"...le Québec est déjà, et depuis fort longtemps, un modèle a suivre, parmi les nations." "...car au Québec, on a appris, depuis quatre cents ans, madame, a respecter la valeur de I' autre sans égard a sa religion, la couleur de sa peau ou son sexe. " |
Mardi dernier, a I' Assemblée Nationale du Québec, et a la
question : « Pourquoi la ministre s'entête-t-elle a implanter un
cours (le nouveau cours controverse, d'éthique et de culture
religieuse) dont la majorité des gens ne veulent rien savoir du
contenu qui est présente présentement? » posée par I'opposition
officielle, madame Courchesne répond :« ... nous devons offrir la
possibilité de mieux se comprendre, au Québec, et de comprendre
ces nouveaux arrivants... »
Madame la ministre, nous trouvons honteux que vous teniez ces propos qui peuvent laisser sous-entendre que les Québécois ne sont pas vraiment capables de bien vivre ensemble. Nous trouvons honteux que vous puissiez sous-entendre que les Québécois ne savent pas bien accueillir I' étranger. Nous trouvons honteux que I' ensemble de votre argumentation puisse culpabiliser les Québécois. Non, madame la ministre, les Québécois méritent d'être félicites pour leur civisme, leur accueil chaleureux et leur savoir vivre ensemble. Madame la ministre, le Québec est déjà, et depuis fort longtemps, un modèle a suivre, parmi les nations. Plusieurs pays occidentaux étudient ce modèle québécois dans le but de I'appliquer, chez eux. Des milliers d'immigrants venant de pays sous régime totalitaire trouvent en cette terre, un havre de paix, de respect et de sécurité qu'ils n'ont jamais imagine. A titre d'exemple, car il y en a beaucoup d'autres, lors d'une entrevue pour un emploi, nulle question n'est posée sur la croyance religieuse du postulant; seules, sa formation, ses compétences et expériences sont considérées et cela, contrairement a ce a quoi il était habitue, dans son pays d'origine, surtout s'il appartenait a une minorité religieuse. Le Québec est une société de droit, de justice et de démocratie. |
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| "...je suis un immigrant, fier d'être Canadien et Québécois, fier de le dire et surtout fier de défendre, la réputation de cette merveilleuse terre d'accueil." |
Madame la ministre, votre argumentation ne nous parait ni
convaincante ni légitime. Regardez tout près de vous : deux de vos
collègues, parmi les membres de votre parti politique, une
musulmane (Madame Fatima H. Pépin, première vice-présidente de I'
Assemblée Nationale) et I' autre, de la communauté noire, (Mile
Yolande James, ministre de ('immigration et des communautés
culturelles) ont accède aux plus hautes fonctions, car au Québec,
on a appris, depuis quatre cents ans, madame, a respecter la
valeur de I' autre sans égard a sa religion, la couleur de sa peau
ou son sexe.
Madame la ministre, je suis un immigrant, fier d'être Canadien et Québécois, fier de le dire et surtout fier de défendre, la réputation de cette merveilleuse terre d'accueil. II me ferait plaisir de vous I' entendre dire, a votre tour. Certes, comme dans toute société, des efforts sont déployés pour s'améliorer, mais, I' argument invoque pour justifier ce cours nous parait injuste et blessant. |
| "Madame la ministre, quels sont les vrais motifs pour lesquels I'État fait la promotion d'une nouvelle idéologie, celle qui impose aux élèves un cours sans le consentement de leurs parents?" | Madame la ministre, quels sont les vrais motifs pour lesquels I'État fait la promotion d'une nouvelle idéologie, celle qui impose aux élèves un cours sans le consentement de leurs parents? N'utilisez pas le prétexte que les québécois manquent de compréhension ou de vivre ensemble. S'il-vous-plaît, n'utilisez pas non plus le fait que les écoles publiques sont non confessionnelles, comme cheval de bataille. Le gouvernement du Québec doit comprendre que si on a enlève le statut confessionnel aux écoles, on ne devrait pas abolir pour autant, le droit public d'éduquer dans le respect de sa confessionnalité. |