De quoi se mèle la FIQ ? |
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| Par B. D. Fédérer Pour Libre Expression Québec 8 octobre 2008
"Même minoritaire, le Parti
conservateur ne doit pas être réélu. ..." |
Je me retrouve devant un «
Dossier Spécial » de la Fédération Interprofessionnelle de la
Santé du Québec (FIQ), édition septembre 2008.
Comme dans toute publication syndicalo-professionnelle (whatever !), on s’attend à recevoir les éclairages compétents de saison, soient des avis politiques plus ou moins maquillés. Il semble que le maquillage soit passé de mode. Ce chic dépliant papier-glacé couleur, super design, de 12 pages, envoyé au moins aux 57 000 membres de la FIQ, est vertueusement clair, limpide et directif. La présidente, de sa chaire éditoriale, nous prêche avec conviction que si le « ciel est bleu Bloquiste », l’enfer est bleu foncé « conservateur ». J’ai rarement vu des directives aussi arrêtées : votez pour le candidat qui battra le conservateur dans votre comté ! Tout mais pas Harper ! N’importe quoi, mais pas Harper ! Car Stephen et son band serait les promoteurs d’un modèle de société « qui s’inscrit en complète contradiction avec les valeurs et orientations de la Fédération ». …fédération canadienne ou … Ah! Oui, surement celle qui est « Interprofessionnelle » de la Santé. Maintenant, à part le fait que cette luxueuse publication doit rigoureusement être considérée comme une dépense électorale du Bloc Québécois (…qui est le parti qui peut battre (…ou qui est menacé par …) les conservateurs dans la large majorité des comtés du Québec ?? ), il faut s’en prendre aussi à une argumentation qui laisse une mauvaise impression. On présente les éléments suivants comme étant stratégiques : Économie et fiscalité, Travail et mesures sociales, Santé, Femmes …and that’s about it !
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Économie et fiscalité - ma perspective
"Ils y vont rondement, …je ferai de même. "
"Bref, le Canada risque pour encore un bon bout de temps d'être un privilégié sur la planète, ..."
"Il y aura des problèmes, des crises à affronter, mais le fond de l'histoire c'est qu'en terme de capital et de potentiel, on en a plein les poches."
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Ils y vont rondement, …je ferai
de même.
D'abord, expliquer sur quoi se base ma perspective. L'économie canadienne et québécoise est encore fondée sur l'exportation de ressources naturelles, une certaine part, grandissante, de l'industrie des services et un secteur manufacturier en plein désarroi. Il faut utiliser ce qui marche et nous soutient. Vendre notre pétrole à des américains, aux criants besoins énergétiques, c'est stable à moyen terme et c'est un facteur de croissance. Notre électricité québécoise est moins polluante, pratiquement angélique, pourrait être plus profitable, mais constitue elle aussi un solide pilier. Les mines évidemment, c'est une catastrophe écologique qu'il faut amenuiser mais qu'on ne peut transformer du jour au lendemain. Par contre, notre secteur manufacturier a chanté tout l'été, mais la bise, chinoise en particulier, est venu et il se retrouve déculotté. Les gouvernements sont en partie responsables, mais le privé a une part majeure du blâme aussi, ...de même que les syndicats qui n'ont pas voulu reconnaître l'inéluctabilité du déclin de l'ancien modèle de production. Les employés qui les ont cru paient aujourd'hui pour leur naïveté : on ne lutte pas contre le numérique et l'automatisation. On doit s'y adapter et renouveler le contrat social de distribution des richesses. Il n'y a rien d'autre à faire. Si on ajoute le marasme dans l'économie américaine causé par les risques indéfendables pris par leurs grandes institutions financières , sur le dos des travailleurs américains d'ailleurs, ça explique l'essentiel de ce qui se passe en Amérique du Nord. Or, justement, l'économie US importe, nous on exporte. Éventuellement un ralentissement au sud finirait pas nous toucher, sauf qu'étant le plus gros fournisseur de pétrole des États-Unis, ...le Canada ne sera pas dans la liste des premiers touchés. Les autres fournisseurs de pétrole américains verront leur carnet de commande décliner avant nous. Pour ce qui est de l'électricité, c'est un peu pareil. En fait, ça risque d'être une bonne période qui s'annonce pour le marché énergétique canadien, car après le ralentissement qui suivra la crise financière, il y aura une restructuration du secteur manufacturièr des 2 cotés de la frontière afin de faire face à la compétition internationale. La synergie canada-EU va être sollicité et ça va déclencher des investissements majeurs qui seront gérés avec plus de sagesse, on l'espère. Le marché domestique reprendra donc, assez rapidement. Et plusieurs experts s'accordent pour le dire et estimer que fin 2009, on aura les yeux tournés vers un avenir rassurant, si on veut bien en parler comme tel. À moyen terme, il y aura aussi un transfert du marché énergétique relié au transport, du pétrole vers les énergies renouvelable. Sur 30 ans, on verra une quasi disparition de certains modèles de locomotion. Dans cette perspective, profiter à court terme de la manne énergétique, raffiner et assainir les procédés de production minier et industriel et restructurer le secteur manufacturier en conformité avec le nouveau paradigme : voilà l'agenda. Dans cette mouvance, il faudrait aussi chercher à favoriser au maximum le développement de l'expertise nationale dans le secteur des services et augmenter sa part de marché mondiale. Bref, le Canada risque d'être un privilégié sur la planète pour un bon bout de temps encore, ...et on n'a même pas abordé notre avantage stratégique sur une ressource essentielle : l'eau. Il y aura des problèmes, des crises à affronter, mais le fond de l'histoire c'est qu'en terme de capital et de potentiel, on en a plein les poches et on est accoté sur du roc. Ah! oui! Les changements climatiques ... Soulignez ce que je vais dire : vos enfants n'en parleront plus, vos petits enfants se moqueront de nos paranoïas ... basées sur bien plus d'ignorance que de faits et sur une bonne dose de démagogie opportuniste.
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Économie et fiscalité - La position de la FIQ
"...je n’excuse pas ce maudit système débile qui a complètement oublié qu’il est là pour soigner 7 millions de québécois..." |
Le RSSS québécois est pour moi un gros réseau d’aide
sociale et il n’y a pas une grosse différence entre les
assistés sociaux reconnus comme tel et les « assistés sociaux
de luxe» qui se considèrent comme des professionnels, des «
intervenants ». Les chèques viennent du même endroit...
Dans un cas ils sont reçus avec la honte et la gêne, associée d’ailleurs à cet enfermement systématique progressif dans la pauvreté et le mépris social, celui des « assistés ». Dans l’autre cas, les chéques sont reçus avec fierté et suffisance, cette attitude qui veut qu’on en « mériterait plus » compte tenu de « l’importance » de l’œuvre qu’on fait pour la collectivité. …pas sûr, moi, qu’ils devraient être si fiers ! Le RSSS est une structure anachronique, dépensière, barbare, ignare, sans pitié, centrée sur ses propres besoins et budgétairement insatiable. D’un professionnel à l’autre, on se renvoie la balle, on complique les « interventions » ou on les multiplie pour aboutir à des résultats anémiques. Le culte de la personnalité y est pratiquement une religion. Ces gens forment carrément une « caste » au Québec. Pendant que le pauvre public « d’intouchables » est condamné à payer, à être mal soigné ou garoché dans des culs de sacs sociaux et/ou pharmaceutiques, et qu'on voudrait aussi le voir se "fermer la gueule", n’étant que le prétexte à ce bel exercice humanitaire qui motive leur nobles ( et monstrueux) salaires. Si la plèbe québécoise bénéficiait des régimes de retraites et des conditions de travail de cette élite à la conscience tranquille, elle passerait littéralement dans un autre monde. Un monde où on peut « envoyer chier son boss », avec plein salaire, au détriment « s’il le faut » de ces cobayes qu’on nomme à juste titre « patients ». Oui, bien sûr, il y a des burn-out, des dépressions, voire des taux de suicide et de divorce élevés dans la caste des élus du RSSS. Mais, c’est probablement le syndrome de la Maison qui rend fou (revoyez vos Astérix). En effet, s’apercevoir qu’on travaille pour rien ou à tout le moins fort mal, après 20 ou 30 ans de service, ça assommerait un bœuf. Alors, après le sentiment d’inutilité, le sentiment de manque de « reconnaissance », les projets « à la défonce » qui finissent en queue de poisson, la déprime, le cynisme, la grosse déprime, le psy, la médication, l’arrêt de travail prolongé (car, oh joie, eux ont la convention collective pour se le permettre), le retour, la rechute, la réorientation, le défaitisme de survie genre « je m’occupe à rénover mon chalet au bord du lac et le reste je m’en fous », …il y en a qui ne s’en sorte pas. Et je les comprends.
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"Alors, les avis économiques « interprofessionnels » de la
FIQ, …je m’en tape comme c’est pas possible. Ils ne savent pas ce qu’est une « piasse », ni ce qu’est régler un problème. "
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Mais je n’excuse pas ce maudit
système débile qui a complètement oublié qu’il est là pour
soigner 7 millions de québécois avec 25 MM$/an (pratiquement
la moitié du budget provincial incluant les transferts
fédéraux) mais qui ne le fait pas. Alors qu’on n’attendait
jamais dans les urgences ou pour une opération majeure quand
on était 6 millions et que ça ne coutait que le cinquième du
budget du Québec. Cherchez l’erreur !
Vous me direz que monde est plus malade avec le vieillissement ? Pas sûr ! Cataractes, hanches et genoux, c’est ce qui remplit les carnets de blocs opératoires. Mais on pacte l’administration et on ajoute des niveaux, alors qu’on ferme des lits parce qu’on n’engage pas assez d’infirmières et surtout que les médecins s’obstinent à bloquer le fonctionnement. Chasse gardé oblige ! Du coté du réseau social, on récolte ce que l’on sème. On scrappe les familles, les couples, les relations parents-enfants comme si c’était du « stuff de junior », des reliques tarées d’un passé honteux. Mais, on se mêle d’encadrer la parentalité pour un oui pour un non, on cultive l’instabilité sous toute sorte de forme et on se ramasse avec une proportion de pockés, d’itinérants, de dépressifs et de délinquants qu’on ne sait plus comment resocialiser. Et voilà que ces grands spécialistes du comportement humain qui nous bousillent notre société veulent toujours intervenir plus et avoir une influence, voire une autorité, sur plus d’aspects de notre vécu individuel, familial et collectif. Ça prend des nouvelles subventions pour de nouveaux programmes qui vont engager d’autres « professionnels de la santé » qui vont faire 35 hrs/semaine dans des bureaux normalisés à brasser du papier, des courriels et se faire payer des séminaires de formation afin de générer plus de confusion, de désordres, d’immobilisme et malheureusement parfois de destruction. Alors, les avis économiques « interprofessionnels » de la FIQ, …je m’en tape comme c’est pas possible. Ils ne savent pas ce qu’est une « piasse », ni ce qu’est régler un problème. Mais surtout, et ça je leur pardonne mal, ils ne savent pas ce que c’est que d’utiliser un budget collectif pour s’occuper convenablement du monde qui les font vivre …! Grassement !
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Travail et mesures sociales
"...faire un peu de ménage dans le 250 MM$/an de dépenses fédérales et diminuer la dette qui nous en coute 32 MM$/an, afin justement de conserver la confiance dans le dollar canadien et notre économie, est-ce si débile ? "
Voir aussi : |
D’après la FIQ, les conservateurs
sont confortables avec la pauvreté et ne voient pas l’utilité
de soutenir les familles. Là, il faudrait qu’ils admettent que
ce n’est pas sur les objectifs de bien-être commun que sont
les différences, mais sur les moyens.
La FIQ voudrait probablement des « programmes » et des « organismes gouvernementaux » pour poser des diagnostics, faire des commissions d’enquête, instaurer des "secrétariats éternels" afin de diluer la richesse collective dans les dédales le plus complexe possible avant d’aboutir péremptoirement et « sous condition de se conformer aux valeurs et orientations de la Fédération » à des individus et des familles infantilisés, assujettis. Évidemment, quelle irresponsabilité que de seulement et simplement mettre plus d’argent directement dans la poche des familles afin qu'ils en fasse ce qu'ils veulent sans que la "caste Santé" n'aie pris sa cote. Voyons donc, on prendrait le peuple pour des "adultes libres et responsables" ! Ça, ça ne fait définitivement pas parti des "valeurs de la fédération". Donner aux familles directement et sans contraintes des chèques mensuels, surtout ceux qui aboutiraient à des parents qui choisissent de rester à la maison pour prendre soin de leurs enfants...!? Horreur ! Quelle folie, quelle cruauté ! D’autre part, faire un peu de ménage dans le 250 MM$/an de dépenses fédérales et diminuer la dette qui nous en coute 32 MM$/an, afin justement d'assurer la solidité du dollar canadien et de notre économie, est-ce si débile ? Surtout si pour diminuer progressivement cette dette, on se contente sagement de mettre entre 3 et 10 MM$ des SURPLUS prévus, selon les possibilités. Cette dette qui a grimpé de façon rapide, amorale et rocambolesque à la belle époque (1970 à 1990) des « programmes, organisations et institutions gouvernementales » qui poussaient comme des champignons chantants les lendemains lumineux. Il ne faudrait rien apprendre de ces dérapes. Rembourser la dette, ce serait de la gestion de pacotille, de l’irresponsabilité. Qu’on m’explique en quoi cette pratique va heurter les familles plus que la façon dégénérée dont on pourrit la gestion de la santé au Québec en particulier. Et comprenez-moi bien. L’universalité et la GRATUITÉ des soins de santé, j’y crois et je suis convaincu que c’est possible. Les dernières observations de Claude Castonguay sur l’inéluctabilité du privé en santé ne m’impressionnent pas. Par contre, la gestion gouvernementale, au provincial comme au fédéral, c’est le cas de dire que c’est une urgence nationale. Et ça va vouloir dire pas mal moins de fonctionnaires pour arriver à une efficacité plus grande. …vous avez bien lu ! Les mesures sociales dont on a besoin, c’est une économie en santé, de moins grands écarts dans les salaires (meilleure répartition de la richesse) avec une considération spéciale pour les parents. Il faut aussi permettre à tous ceux qui le veulent d’avoir accès à la propriété et ainsi de bâtir progressivement une équité, une « valeur au livre ». C’est le levier fondamental de la santé budgétaire des couples et des familles, la garantie d’une prise réelle sur son existence et celle qu’on veut donner à ses enfants. Et la législation devrait faciliter et respecter la transmission des acquis entre les générations. Autrement dit, donner la possibilité aux gens d’avoir une occupation stable, réellement utile et donc rémunératrice, une alimentation valable (ca vient avec un revenu valable, …) et un toit à soi (pas un « logement social » , joual vert), c’est un maudit bon départ. Ajoutez des soins de santé, qui ne peuvent pas faire des miracles (ça on sait que la science médicale n’est pas au bout de sa quête …), mais qui interviennent dans des délais pertinents, et on a pas mal une société de « winner ». Il nous restera à vivre dans le respect mutuel et pour ça, le vieux système de valeurs judéo-chrétien, qui semble « en contradiction avec les valeurs de la Fédération », a déjà fait ses preuves ici et nous laisse encore une barge de bénéfices, sociaux d’ailleurs. Voilà un acquis dont on devrait aussi faciliter la transmission aux autres générations ...
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SANTÉ
"...la production alimentaire, la production et la distribution d’eau potable, la gestion des eaux usées, des contaminants et des polluants et les soins de santé, autant préventifs que correctifs, représentent, chacun d’un et en toute légitimité, des défis titanesques, qu’on affronte avec des moyens limités. " |
On va au moins les écouter
attentivement là-dessus. Ils circulent quand même dans cette
zone, alors, …
Il défendent les soins publics universels contre les assauts du privé. Là-dessus madame Bonamie, vous avez mon vote. Je note cependant qu’il faut réaliser que le privé ne cessera jamais les dits assauts. C’est dans sa nature. On a pas fini de défendre la forteresse publique et il faut se mettre en tête de durer et de ne jamais croire au chants des sirènes corporatives. Un actionnaire, ça n’a pas de cœur, pas plus qu’un CA. Ça n’est pas nécessairement un gestionnaire recommandable quand l’objectif c’est l’équité des chances, le maintien de l’accès, soigner la vie. On ne demande pas à un léopard de faire du gardiennage. Alors… Par contre, évoquer la « crise » de la listériose c'est démagogique. Le maintien d’une chaine de production alimentaire saine est tout un défi et je ne vois pas comment les systèmes de surveillance et de gestion qu’il demande pourraient être sans faille. Sachant que le RSSS TUE lui-même pas mal plus de monde en 1 an, beaucoup beaucoup plus de monde, que ne l’auront fait dans les dix dernières années le SRAS, la listériose et je ne sais trop combien d’autres « crises » de santé publique, et qu’il sera difficile de savoir jusqu'à quel point il le fait … ou d’en parler, il faudrait peut-être un peu de réserve dans les condamnations. Car, ces décès, on ne les reprochera pas tant que ça au RSSS, tout simplement parce que sa tâche à lui aussi n’est pas une sinécure. Pour une société comme la nôtre, la production alimentaire, la production et la distribution d’eau potable, la gestion des eaux usées, des contaminants et des polluants et les soins de santé, autant préventifs que correctifs, représentent, chacun d’un et en toute légitimité, des défis titanesques, qu’on affronte avec des moyens limités. On peut demander, exiger même, qu’ils soient relevés avec les meilleurs outils et les meilleures méthodes, mais on ne peut demander qu’ils soient sans faille. C’est irréaliste et parfois ces crises de panique et d’indignation peuvent carrément faire dérailler des efforts, des démarches à long terme qui les amélioreraient sensiblement, quand elles ne causent pas plus de dommage que l’incident qui les suscite. Finalement, l’assurance médicament, … ça, ça n’est pas réglo.
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| "Une société sur le Librium ou sur le Prozac, …je pense que c’est dangereux, carrément ! " | La médication, ça fait parti de
la médecine, de nos sociétés et de nos vies sous une foule de
forme d’ailleurs. La fluoration de l’eau, l’iodisation du sel,
la vaccination, les « additifs alimentaires » servis aux
citoyens mais aussi aux animaux que nous mangeront, et je ne
sais combien d’autres aspects représentent le niveau de
pénétration inéluctable (quasi) de la médication dans nos
vies. Mais quand on parle d’assurance médicament, on parle de
« prescription », le stuff que le « professionnel de la santé
» te recommande (t’enjoins …) de consommer. Or ce stuff, c’est
de la « drogue », dans le fond. De la drogue légale, mais tout
de même. Et le problème bien connu de la toxicomanie (chez les
jeunes en particulier, qui fouillent la pharmacie des aînés
avec de plus en plus de connaissances précises sur les effets
recherchés et possibles,) causée par la consommation de «
médicaments » me semble le démontrer. Comme toute forme de
drogue, sa fabrication et sa distribution attirent la
convoitise, les affrontements, la coercition et la
…corruption.
Voir une partie majeure des fonds collectifs drainée vers des « privés », assurée aux fournisseurs retenus par l’État, par un « simple » et très pervertible, processus de « justification professionnelle », ne me rassure pas du tout, du tout, du tout … du tout ! Quel beau Klondike pour les cercles d’amis des 2 cotés de la barrière du système, un système où on peut entrer comme dans un moulin … bien garni. Non, …ne me vantez pas l’assurance médicaments. Parlez-moi plutôt d’une utilisation justifiée, éthique, optimale, minimale autant que possible de la médication et j’embarque. Parlez-moi de soutien à l’industrie des médicaments génériques et surtout au maintien attentif d’une concurrence réelle dans le marché des fournisseurs de médicaments et j’embarque aussi. Parlez-moi de « mettre la hâche » avec un grand H, diligence et énergie, dans ce régime de "petites attentions" et de cadeaux des « pharmaceutiques » aux « professionnels », du centre de recherche universitaire au GMF. Parlez-moi de garder un œil critique et sévère sur les profits des « grandes pharmaceutiques », leurs orientations de recherches (!!) et leurs activités en général. Parce que ces gens-là, leur « bonnes intentions affirmées » ne me suffisent pas. Ils jouent avec quelque chose de trop sensible et inquiétant. Ce sont des « pushers » et on doit les gérer comme tel, si on fini par admettre les « vertus médicinales » de leurs produits. Une société sur le Librium ou sur le Prozac, …je pense que c’est dangereux, carrément !
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Femmes |
Bon, là, je ne peux pas me
cacher. Je suis un homme. Foutu problème.
Je donnerai mon impression naïvement, grossièrement, rustre que je suis. Mais c’est de bon cœur! Je suis pour l’Égalité des sexes, en fait, je dirais plutôt que je CROIS à l’Égalité des sexes avec un grand É. Autrement dit, les sexes ont la même « valeur », des capacités aussi importantes et nécessaires l’un que l’autre, les mêmes droits légitimes, dans les faits et de façon intrinsèque. Ça ne dépend pas de nous, c’est une réalité à laquelle nous pouvons cependant choisir de nous conformer ou de nous opposer. S’y opposer est stupide, inutile. Mais justement, s’il est inutile de s’opposer à la réalité, …on devra peut-être réviser certaines positions dogmatiques sur les femmes … Pour ma part, depuis quelques décennies, j’en ai entendu vraiment des pas possibles. Au nom des « droits de femmes » ou de la « cause des femmes » ou de « l’avancement de la condition féminine » ou de la « libération des femmes », on a proposé ou imposé des patentes … « à gosses », …genre. Je me souviens de l’admiration dévote d’une salle à l’UQUAM qui avait l’honneur de recevoir en son sein je ne sais quelle intellectuelle, doyenne du militantisme féministe. C’était essentiellement religieux, béat, …servile ! Et la dame de défendre la thèse salvatrice de « l’abolition des sexes », c'est-à-dire la négation de toute différence et de tout énoncé, reconnaissance ou mention de quelque différence entre les hommes et les femmes. Je veux dire, sérieux, la sexualité n’existerait plus comme telle parce qu’elle pourrait trop facilement être associée à des « concepts de reproduction aliénants, marquant des dissimilarités physiques non signifiantes ». Comprenons. Parler de lesbianisme, c’est reconnaître implicitement l’existence de l’hétérosexualité en s’en différenciant, comme s'il s'agissait d'un standard. Reconnaître l’existence de l’hétérosexualité, serait donc carrément hérétique, pervers et dangereux pour nos sociétés. Les liens "purement réthoriques" entre sexualité et reproduction seraient à mettre à l'index : il faut s'assurer que tout le monde comprenne et admette que ça n'a rien à voir ...! Alors, les mots « femme » et « homme » doivent disparaître, leur mention ou le concept de « sexe », chimérique et éthiquement inacceptable, doit être détruit par tous les moyens. Et on applaudi ! Et on louange ! Et ces jeunes filles, à la maîtrise ou au doctorat en science féministe, aspirant à un avenir et une place au panthéon, de rivaliser de brillance et d’acquiescement aux pieds, parfumés et parfaits, de cet être libéré de toute entrave métaphysique, …détentrice d’une influence suffisante pour te dégoter la subvention et l’échange universitaire qui va te lancer. C’mon !
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| "...la solution c’est toujours d’avancer plus vers une « amélioration » de la condition des femmes, une « libération » des femmes, sans dire c’est où et à quoi ressemble le terminus. " | Est-ce que c’est à cette source
que s’abreuve la cosmologie féministe de Lina Bonamie, de la
FIQ et les « valeurs et orientations de la Fédération » ?
L’UQUAM est-il le phare qui guide leur démarche …? Rassurez-nous un brin, SVP, au lieu de dire seulement que la solution c’est toujours d’avancer plus vers une « amélioration » de la condition des femmes, une « libération » des femmes, sans dire c’est où et à quoi ressemble le terminus. Je veux dire, à priori, le progrès ce serait de donner toujours plus de poste de commandes aux femmes, plus d’argent aux femmes, plus de pouvoir aux femmes, plus de droits aux femmes, plus de possibilités aux femmes, plus de fun aux femmes et plus de légitimité aux femmes en toute forme de revendication. Il faut que les femmes aient raison, parce qu’elles ont toujours raison et ont toujours eu raison. …Na! Si c'est pas du sexisme, ça, c'est quoi ! Je n'ai pas d'admiration pour ce genre de cheminement mental, ...je désapprouve ! Particulièrement quand il n'est pas question, absolument pas selon Mad. Bonamie(!), d'examiner si l'embryon humain a des droits. Quand on refuse de se poser la question à savoir s'il est vivant, si c'est un être vivant, est-ce qu'on est en train de défendre une position juste défendable ?! Parce qu'il ne faut pas contraindre, menacer ou nuire à cette industrie de l'avortement qui doit avoir pignon sur rue, alimentée par les "intervenants diligents" du RSSS qui vont prendre en charge toute femme ayant des doutes sur sa grossesse, qu'elle soit majeure ou mineure. Tout se passe en circuit fermé, dans le silence complice du "secret professionnel", à partir du "prof" qui doit se taire devant les parents de la jeune fille de 15 ans de sa classe qui a désormais des "absences motivées" par la direction, l'infirmière et le TS . Elle n'a pas le droit de fumer, de conduire un voiture ou de prendre une carte de crédit, mais oh!, pas de problème, elle peut décider de tuer l'embryon qu'elle porte. Si on lui donnait vraiment d'autre choix, ce serait déjà quelque chose, mais non ! "Alors, tu te fais avorter ou tu le donnes en adoption ?! Hein! Décide-toi parce qu'on en a d'autres à voir aujourd'hui !" Merde ! Et on se gargarise pompeusement avec la "santé reproductive", le droit à la pilule du lendemain, la lutte à l'aliénante dépendance de la femme, face à son propre comportement en bout de ligne ! S'assumer, ça veut dire quoi ? Et la "Santé de l'embryon", et ses droits et surtout la nécessité de ne pas le tuer pour compenser les inconvénients d'une situation dans laquelle LUI il n'a aucune RESPONSABILITÉ. Si on peut parler d'un droit inhérent. La qualité de vie, c'est pour qui ? C'est quoi l'examen qu'il faut passer pour y avoir droit ? Pensez-vous vraiment que la Cour Suprême à l'autorité (morale, effective, légitime) et la compétence (connaissance réelle) pour établir si oui ou non un embryon est un être vivant ? Non, évidemment ! La CS ne peut pas dire de quelque chose de VIVANT qu'il ne VIT PAS. Parce que, composée d'humain, elle non plus ne sait pas où commence et s'arrête la vie. Elle peut fixer jusqu'où la société tiendra rigueur à quelqu'un de ne pas avoir supporté la vie, d'autrui. Mais, sûrement, elle ne peut pas dire que "l'embryon n'est pas un être humain", n'est pas AUTRUI. Non, je ne pense pas qu'on aide les femmes en les poussant dans une voie dont elles aussi vivront des conséquences. une négation de la réalité en fait, une sorte de schizophrénie. Un avortement, ça ne règle pas nécessairement les problèmes et surtout ça en crée un, pour de bon !
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| "...ni moi, ni personne ne peut les soustraire à la réalité d’être une femme, dans ses avantages et dans ses exigences." | On me répliquera que si je me
campe sur des positions si "à droite", je serais donc contre «
L’Équité salariale » ou « L’Équité en matière d’emploi » …!
L’Équité salariale, c’est pas toujours évident, et je crois que Monique Jérôme-Forget, reprenant ce dossier lourd et âgé, ne l’a pas trouvé facile. Parce que les hommes et les femmes ne font pas nécessairement les mêmes emplois et même si leur description de tâche est la même, comme fonctionnaire gouvernemental par exemple, …ils ne font pas toujours la même « job », carrément ! Pourquoi ? Ben, justement ! C’est parce qu’il y a des réalités incontournables, réalités que la « Déesse de l’UQUAM » semble vouloir renier jusqu’à en devenir psychopathe. Une réalité c’est une réalité. Je reconnais que la société nous conditionne et que dans cet attirail qu’on nous inculque, il y a beaucoup à critiquer et à rejeter. OK. Une femme peut être un excellent mécanicien, avoir des nerfs d’acier (Danica Patrick…), un bon garde du corps ou un super premier ministre. Qui va dire que Condie Rice est idiote ou même Marylin Monroe ou Madonna qui ont démontré la maîtrise de compétences "particulières" mais …réelles. Est-ce qu’elle ont droit à leur indépendance totale comme personne, à leur participation au projet social, à la reconnaissance, à une rétribution juste et en bout de ligne à leur « best shot » à la « poursuite du bonheur »? Oui, bien sûr! Mais ni moi, ni personne ne peut les soustraire à la réalité d’être une femme, dans ses avantages et dans ses exigences.
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| Et si certaines femmes VEULENT et
VOUDRAIENT POUVOIR CHOISIR de se consacrer à l’éducation de
leurs enfants ou à travailler chez elle d’une façon ou d’une
autre, pour un temps ou pour toujours, …so what ! Pourquoi
faudrait-il persécuter ce modèle, qui tient compte de
certaines réalités. Si des hommes veulent faire de même,
…pourquoi pas !? À part accoucher, ils peuvent faire pas mal
tout le reste.
Et si une fonction dans la société, emploi ou responsabilité, pose plus de problèmes réels à une femme qu’à un homme, quelle est la meilleure façon d’être équitable dans le choix des candidats ? Je crois que renier des réalités, ou même user de discrimination envers les hommes pour « rétablir la balance », n’est pas une pratique juste, souhaitable ni même viable à long terme. Ce qui est arbitraire doit être aboli. Ce qui est réel doit être respecté. Et surtout les choix de chacun en ces matières ne doivent pas être contraints, bloqués ou méprisés à cause d’une « doctrine » qu’elle soit féministe ou patriarcale. Soyons réaliste, c’est tout !
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EN FINALE"...je m’insurge contre ce fanatisme anti-Harper, déraisonnable, mal informé." |
Je termine en affirmant que je
m’insurge contre ce fanatisme anti-Harper, déraisonnable, mal
informé. Je crois que si la FIQ a des priorités à promouvoir
dans cette élection ou toute autre, c’est son droit,
pratiquement son devoir. Mais je pense qu’elle doit les
exprimer clairement, en terme plus concrets que partisans, et
surtout qu’elle doit les « potasser » et les soupeser avec pas
mal plus de rigueur.
Le « Dossier Spécial » Élections Fédérales, Septembre 2008, de la FIQ ne passera pas à l’histoire comme un "document fondateur", ni même comme un document utile, ni pour ses membres ni pour le Québec. Désolé! B. D. Fédérer |
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